Pendant longtemps, ne rien faire a été pour moi une mission impossible. Ne rien faire, c’était forcément perdre son temps. Être devant mon écran ou au téléphone, c’était essentiel pour produire, faire avancer mes projets.

Acharnée à la tâche, je m’appliquais à être là plus productive possible. Je suis quelqu’un de plutôt efficace et achever une tâche rapidement, ce n’était pas un aboutissement mais la possibilité d’en faire encore plus que prévu. J’étais la championne des to-dos lists à rallonge et des projets qui s’empilent les uns sur les autres.

Et puis, j’ai réalisé qu’achever des tâches les unes derrière les autres dans le moins de temps possible n’était pas une fin en soi. Produire, oui, mais pourquoi… dans quel but…

Remplir un maximum de mission en un minimum de temps, ça faisait plaisir à mes clients, c’est certain, mais ça ne faisait pas avancer mon business.

A être au service des missions, je n’avais plus de temps pour réfléchir aux services que je souhaitais vraiment développer, aux nouvelles directions dans lesquelles je souhaitais m’engager.

Depuis le milieu de l’année dernière, je réorganise mon temps.

 

Faire le vide

J’ai d’abord commencé par faire le vide.

Ce que j’entends par là ? Tout simplement me débarraser de toutes les missions qui ne m’éclatent pas ou ne vont pas dans le sens de ce que j’ai envie de développer.

Est-ce que cela a été facile ? Oui et non. Il y a un côté jouissif à supprimer des missions et à récupérer du temps tout beau, tout neuf que l’on va exploiter rien que pour soi. En même temps, cela signifie aussi arrêter de travailler avec des clients qu’on aime beaucoup et c’est un peu triste. C’est aussi un peu angoissant, car qui dit missions supprimées, dit également CA en moins qu’il va falloir combler.

 

Se ménager des périodes rien qu’à soi

Ensuite, j’ai commencé par réorganiser mes journées.

Pour vraiment faire évoluer mon business, il me fallait du temps. Du temps de réflexion, du temps de recherche, du temps pour me nourrir. J’ai donc ménagé des plages dans mes journées pour ces instants de réflexions. Pas moins de 45 minute et pas plus d’1h30. Suffisamment de temps pour me plonger entièrement dans un sujet, suivre une piste de réflexion, élaborer une stratégie ou un plan d’action mais pas trop non plus pour ne pas risquer de tourner en rond.

Ces plages de temps sont soigneusement bloquées dans mon agenda. Pas de risque qu’un rendez-vous vienne par-dessus ou que la charge de travail m’empêche de les réaliser. Elles sont prévues et donc incontournables.

Lors de ces séances avec moi-même, je m’isole. Je ferme ma boîte email et tous mes réseaux sociaux. Je mets mon téléphone sur Ne pas déranger. Parfois même, je reprends un bon vieux bloc-note et un stylo et je m’installe sur le canapé de mon bureau.

Résultat : ces périodes m’ont permises de réaliser de beaux projets depuis le début de cette année. Des projets originaux qui me rendent fières. Un workshop fin janvier sur « Comment fixer sa Roadmap Digitale 2017 », la création avec Katell Bosser de K etc, d’une Masterclass Blogging sur 6 mois qui a débuté en avril, de l’accompagnement digital d’entrepreneurs et de start-ups…

Bref, de nouveaux et beaux projets qui vont exactement dans le sens des objectifs que je me suis fixés parce que je redeviens maître de mon temps.

 

Souffler pour ne pas s’épuiser

Je suis quelqu’un qui aime l’action, j’aime créer et livrer des projets. J’ai tendance à vouloir réaliser mes idées ou mes projets le plus vite possible. Si cela me permet d’être extrêmement efficace, cela m’épuise physiquement aussi bien que nerveusement.

Depuis quelque temps, je travaille également à apprendre à souffler pour ne pas m’épuiser. J’intègre des moments de pause dans ma journée. Je n’hésite pas à sortir courir. Je m’accorde une séance de yoga en pleine journée si j’en ai besoin.

Quand je suis coincée ou que je tourne en rond, je vais marcher dans la campagne autour de mon bureau. Rien que 20 minutes pendant lesquelles soit je m’aère l’esprit, soit au contraire, je me concentre sur un problème, un projet en particulier. L’action mécanique et automatique de la marche agit comme un moteur qui me permet d’avancer aussi bien dans ma tête qu’avec mes pieds.

 

Voici quelques-unes de mes façons de me recentrer et d’avancer.

Pour y parvenir, 2 livres que j’ai lu ces derniers mois m’ont été utiles.

    • Deep Work – Cal Newport : Deep Work analyse des recherches réalisées sur le travail qui se fait en profondeur, non pas sur les tâches automatiques et quelles sont les conditions les plus favorables à ce travail en profondeur. Découvrir

    • Magical Timing – Diane Ballonad Rolland : Magical Timing reprend la notion de maîtrise du temps mais pas dans une approche productiviste. Au contraire, l’idée est ici d’adapter notre gestion du temps à ce qui est bon pour nous pour viser une meilleure qualité de vie. Découvrir

 

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Note : Pour tous ces livres de réflexion, j’utilise le Kindle d’Amazon. Les livres sont moins chers et n’encombrent pas ma bibliothèque, que je réserve à mes romans préférés !

Et vous, quel est votre rapport au temps, dans votre vie de tous les jours, au travail, à la maison ?